Le voyageur revient, le chemin tissé de vent, de lune et d'étoiles Sait-il combien je me sens seule ce soir ? J'entends les feuilles d'automne tomber mélancoliquement Ces pas qui reviennent, le temps semble s'arrêter la nuit oubliée le vent et la rosée humidifient mes épaules frêles...
Un printemps, nous avons contemplé ensemble la chute des pétales de cerisier Inquiets pour notre avenir, nous craignions que notre amour ne devienne aussi éphémère qu'une fleur Éclose le matin et fanée le soir, qui n'a jamais connu cela ? Nous nous sommes connus, nous sommes tombés amoureux, qui sait si nos chemins vont se séparer...
Ce soir, de nombreux bateaux passent devant le quai désert La jeune femme chante : Arrête tes pas, mon amour ! Mon amour, tu as bravé le soleil et la pluie, Ne rentre pas si vite, la lune est heureuse, elle se pose sur le pont Pourquoi ? Car la lune est heureuse, elle tombe sur le pont.
La route déserte s'étend longuement sans une ombre Au loin, j'entends une berceuse La pluie tombe, effaçant le chemin Deux cœurs demeurent immuables dans leur attente...
Dans la nuit, loin de son pays, qui ressent la nostalgie ? Dans la nuit solitaire, la femme attend son mari Pendant des longues heures, la pluie tombe silencieusement le vent éveillant des rêves promettant la douceur du printemps pour demain...
Cet après-midi, je t'emmènerai sur un pont Où s'envolent les oiseaux aux ailes fatiguées dans la lumière du crépuscule ? En contemplant les nuages pourpres nos cœurs se remplissent de langueur Nous traversons le pont ensemble ...
Le chemin qui mène à mon village est charmant, longeant une rivière où les bateaux glissent sur l'eau Un pont enjambe le sentier sinueux, où s'étendent herbes et fleurs Ma maison se trouve au bout du village, deux toits de chaume brun baignés de clair de lune Des vers à soie adorent les mûriers, des feuilles de bétel entrelacent les aréquiers et des fleurs de pêcher embaument l'air, sentant l'innocence première
Sur le chemin qui mène à ton village, un merle chante mélodieusent au-dessus des rizières verdoyantes Un pont traverse jusqu'à la cour, donnant sur la vieille cour moussue, où fleurissent des fleurs de toutes les saisons Ta maison, avec son toit de chaume, depuis des années ne voit toujours pas ton rêve réaliser Il y a une treille de courges d'un vert luxuriant, un étang poétique aux poissons et le cœur de la campagne chante toujours nos attentes...
Notre amour a bien fermenté, qu'est-ce qui nous empêche encore d'échanger nos rêves printaniers ? Le pilon est offert au mortier de la lune, tous nos proches espèrent impatiemment que nous réaliserons bientôt notre premier amour !
Une musique mélancolique résonnant doucement de lamentations Des pas errants, désorientés La vie demeure infiniment triste Le cœur désire encore, débordant de rêves...
Souvenirs de fleurs jaunes fanées De nombreuses nuits d'indifférence et de désir Le parfum d'un rendez-vous d'amour Une vie perpétuant dans l'attente...