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vendredi 20 janvier 2012

A propos de Flaubert et Stendhal

Tôi sẽ còn chỉnh sửa thêm bớt và dịch lại bài này, mời các bạn đọc tạm.
 
Nếu phải chọn tựa đề cho bài viết của mình thì tôi sẽ chọn "Emma và Louise, người phụ nữ dại dột hay là người yêu lý tưởng ?". Trong đó người phụ nữ dại dột là Emma Bovary và người kia là Louise de Rénal. Bởi vì cùng nói về nhân vật nữ ngoại tình nhưng rõ ràng là thái độ của Flaubert và Stendhal là khác hẳn. Stendhal thiên về miêu tả nội tâm theo một cách như thể ông ấy là người trong cuộc (có thể tưởng tượng ông ấy chính là nhân vật Julien), còn Flaubert là người ngoài cuộc, ông ấy quan sát nhân vật của mình. Như vậy tôi đoán rằng văn Flaubert thiên về óc quan sát (vì lâu rồi tôi không nhớ rõ lắm). Nếu nhìn dưới góc độ ấy thì chúng ta thấy rằng Emma rất đáng thương (và cô ấy thực sự đáng thương). Thế mà với một kết cục cũng bi thảm gần như thế, thì Louise lại là một người yêu hạnh phúc. Tôi kết luận rằng Stendhal yêu nhân vật nữ của mình, còn Flaubert thì thương xót nhân vật của ông.

Hai nhân vật này có nhiều điểm tương đồng và nhiều điểm trái ngược. Cả hai đều đẹp, đáng yêu, có gia đình. Nhưng Emma có chút học hành (sơ sài) do được giáo dục ở tu viện, và đọc nhiều sách tình sử ủy mị, điều đó khiến cô có nhiều mơ mộng không thực tế và Flaubert cho rằng đó chính là nguyên nhân của sự bất hạnh của cô ấy. Louise, hoàn toàn ngược lại, không được nói là có học hành gì, thậm chí là có vẻ ngoài hơn đơn giản, thậm chí có thể nói là ngốc (Stendhal nói), không đua đòi se sua như Emma, nhưng cuối cùng họ có một kết cục khá giống nhau. Như vậy ta có thể thấy rằng, trái ngược với Flaubert, Stendhal không nghĩ rằng việc học hành có ảnh hưởng gì đến bản chất và số phận của người phụ nữ.

La question qui se pose ici est de savoir si Louise de Rênal est vraiment une amoureuse heureuse comme son écrivain le croit. Elle est amoureuse certes, mais cela est-il suffisant pour la rendre heureuse ? On dirait qu’elle l’est puisqu’elle est aimée de son amant Julien, mais c’est plutôt qu’elle se croit être aimée de lui. Julien avec sa jeunesse et son ambition démesurée semble assumer difficilement le rôle d’un amoureux idéal. Stendhal se tait d’ailleurs longtemps sur les mouvements d’âme de son héroïne pendant la période où Julien courait après son ascension sociale. Les moments de bonheur qu’elle éprouvait se condensaient en leur vie à Verrières, leurs retrouvailles avant le départ de Julien à Paris et enfin leurs dernières rencontres avant la mort de celui-ci. Si nous l’observons d’un regard extérieur comme Flaubert l’a fait, elle ne serait guère plus heureuse qu’Emma Bovary. Elle n’est heureuse que dans le regard de son écrivain, ainsi que par sa propre conscience du bonheur.

Si nous convenons alors qu’aimer et être aimé(e) sont les conditions du bonheur, nous pourrions en déduire que Charles Bovary quant à lui est aussi heureux, car il aime sa femme et se croit être aimé d’elle, et cela au moins jusqu’à la mort de sa femme (il pardonne même à ses infidélités). Le bonheur d’amour est dans ce cas là une conception très individuelle. Emma aurait donc toutes les chances d’être heureuse, ou moins malheureuse, si elle se construisait pour elle-même  son bonheur dans l’ignorance totale de l’opinion des autres. Elle ne l’a pas fait, était-elle donc si simple qu’on le croyait ?

S’il y a vraiment deux personnages qui se ressemblent ici, ce sera plutôt Emma Bovary et Julien Sorel. 

Tout d’abord, ils sont tous les deux les protagonistes de leur roman. J’ai déjà constaté que Stendhal pouvait très bien s’identifier à son personnage principal Julien. Quant à Flaubert, il est dit qu’il a déclaré lui-même : « Madame Bovary,  c’est moi !» (mais les littéraires s’en disputent). Autrement dit, les deux auteurs ont mis beaucoup d’eux-mêmes dans leurs personnages, et nous pouvons y voir en partie leur vision du monde.

Ces deux personnages ont une individualité forte. Tous les deux se préoccupent bien d’eux-mêmes et donc se soucient moins bien des autres. Il n’est pas surprenant qu’ils ne soient pas à l’aise dans la communauté à laquelle ils appartiennent, et cela en partie à cause de leur instruction. Emma est la fille d’un fermier riche. La fortune de son père lui a permis de faire des études dans un couvent, et cette éducation la différerait des autres paysannes. Julien, pareillement, est fils d’un scieur, et qui avait l’occasion de s’instruire, grâce à la protection de M. Chélan, le curé du village. Il est donc différent de ses frères, de son père et des autres villageois. Emma et Julien ont tous les deux de la beauté, de la jeunesse, du charme, ils sont aimés, adorés, Emma de ses hommes, Julien de ses femmes. Tous les deux sont ambitieux et poursuivent avec véhémence l’ascension sociale, puis à la fin se retrouvent dans une situation tragique (la désillusion, la mort) à cause de cette ambition. Enfin, tous les deux entraînent ceux qui les aiment dans leur propre tragédie (Charles et Louise, les enfants).

Les personnages se ressemblent bien, mais ce qui diffère les deux auteurs ici, à mon avis, est leur attitude envers leur personnage.  Comme Emma qui se détruisait a excité de la pitié à ses lecteurs, nous pouvons sentir que Flaubert a de la pitié pour son héroïne, et donc de la compréhension pour elle aussi. Il s’agit donc un comportement altruiste. La fin à la Stendhal semble un peu moins tragique, puisque les deux amants meurent dans la conscience de leur amour, cette fin plaît plutôt à un public qui chérit les valeurs individuelles, car, en réalité, la pauvre Madame de Rênal est bien digne de notre pitié aussi, elle qui se contentait de si peu preuve d’amour, et qui mourut de douleur d’amour, sans parler encore de ses trois enfants. Du point de vue de l’altruisme, elle est aussi souffrante qu’Emma.

Si, à partir de toutes ces analyses, je suis amenée à dire quelques mots sur le style de Flaubert et de Stendhal (un peu malgré moi), je dirai que celui de Flaubert est altruiste, et celui de Stendhal est individualiste, et ce propos sans aucune nuance péjorative. Car si l’altruisme nous donne un sentiment du bonheur intérieur, souvent indépendamment de la réalité douloureuse, alors l’individualité donne la force pour le développement personnel. L’homme qui opte pour l’altruisme est heureux mais faible (comme Louise et Charles), l’homme qui chérit son individualité progresse mais se voit malheureux (Emma et Julien). Enfin, celui qui poursuit les deux objectifs en même temps s’exposent perpétuellement à des contradictions, ce qui me fait penser encore à des personnages de N. H. Thiep.

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